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SOUND ENFORCERS PIRATE E-KWALITY ! (Interview Jee)

today28/04/2024 71 5

Arrière-plan
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Si vous suivez nos ondes, vous savez que l’on trouve le courant drum & bass particulièrement créatif et rafraîchissant depuis plus d’1 ou 2 ans.

Fondé en 2022 par DJ Jee (un des patrons du label techno désormais bien connu Technorama), le label Sound Enforcers prend les commandes d’E-Kwality durant 2 créneaux-horaires les 1er et 03 mai prochain, pour nous proposer une sélection ciselée de drum & bass, bass music et rythmes breakés à la mode UK, et ce à quelques jours de sa soirée événement au Glazart à Paris le 04 mai.

Ce label français s’impose aujourd’hui, discrètement mais sereinement, comme un acteur à suivre ces prochaines années, par la qualité de ses sorties, mais aussi par les soirées du même nom qui en découlent. Pour l’occasion, Jee a répondu à quelques questions pour nous présenter son label, sa direction artistique et cette soirée qu’on vous conseille fortement de programmer dans vos agendas !

 

 

EKR: Salut Jérôme! Peux-tu nous présenter en quelques mots Sound Enforcers ?

JEE : J’ai crée le label Sound Enforcers en 2022 dans l’idée de mettre en avant le son drum & bass et uk bass. Je m’occupe de la D.A, ma copine s’occupe du graphisme et côté organisation de soirées, j’ai mon partenaire de toujours DJ Volta qui vient en renfort, avec Eküm aussi.

 

EKR: Pourquoi avoir créé ce label ?

JEE : En fait, il y a deux envies qui se sont télescopées. J’ai réécouté et mixé pas mal de drum & bass juste avant et pendant le confinement et j’avais aussi en tête de monter ma propre structure. Du coup, j’ai un peu regroupé ces deux choses et Sound Enforcers est né.

J’avoue que j’avais aussi besoin de m’échapper de ma « routine » techno en bossant sur un autre type de son. Le breakbeat, la drum & bass, c’est un truc que j’ai vécu dès le début de ce mouvement avec mon pote Volta. Du coup retravailler ensemble sur ce projet, c’est que du kif ! Puis le constat aussi, c’est qu’en terme de labels et soirées françaises, il n’y a pas un choix de ouf, du coup là, il y a un boulevard pour s’exprimer. Puis au-delà de tout ça, la scène UK  /drum & bass se réinvente pas mal en ce moment et ça c’est super motivant !

 

DJ Jee

 

EKR : Comment choisis-tu les artistes que tu signes sur le label ?

JEE : Principalement par affinité artistique. Je digge beaucoup et forcément au bout d’un moment il y a des artistes qui sortent du lot et qui colle à l’esthétique musicale que je recherche. Après je les contacte, ça répond ou pas mais faut surtout que ça se fasse simplement.

 

EKR : Quelles sont les difficultés pour monter un label de ce type et rendre un projet « underground » visible ?

JEE : Il n’y en a pas vraiment. Il faut surtout avoir de bonnes connaissances musicales, avoir un minimum de budget disponible et aimer se taper un peu de paperasse. En ce qui concerne les artistes, si ton univers artistique colle aux leurs il y a de fortes chances pour que tout se passe bien. Après ce n’est pas une science exacte, il y a aussi beaucoup d’artistes qui travaille en exclusivité avec certains labels. Du coup, faute d’avoir un projet entier de leur part tu peux toujours négocier un remix. Après si ça bloque, ça bloque, tu passes à autre chose.

Avoir un label underground ça ne veut pas dire grand-chose aujourd’hui, presque tous les labels sont underground maintenant. Pour pouvoir exister un label à forcément besoin d’exposition et d’être sur toutes les grosses plateformes de vente en ligne comme Spotify, Apple, Beatport et d’avoir aussi son propre Bandcamp. Il faut utiliser les mêmes recettes que les « gros » labels même si tu as moins de moyens, faire de la promo sur les réseaux, envoyer les sorties aux DJ’s influents, journalistes etc…  Bref, il y a un minimum à faire et avoir aussi de bonnes idées.

Après c’est sûr qu’en montant un label drum & bass, tu ne t’adresses pas d’emblée à un public très large mais plutôt à un public averti. Si le tout est fait avec sincérité, tôt ou tard ça payera, mais on est de toute façon sur un modèle économique qui n’est pas celui des débuts. C’est un ‘métier’ ou un ‘passe-temps’ passion avant tout, donc c’est beaucoup d’énergie pour très peu de rentabilité.

 

Sound Enforcers au Glazart le 04 mai prochain

 

EKR : Sans forcément nous donner de noms, quelles sont les prochaines tendances des sorties du label et son orientation artistique ?

JEE : A la base je voulais me concentrer sur des sorties bass music et drum & bass dans une esthétique très futuriste et très techno. Force est de constater que pour l’instant on est surtout full drum & bass. J’adorerais signer des trucs plus breakés ou de la drum plus deep et funky par la suite. C’est juste que pour l’instant je n’ai pas eu les bons tracks sous la main. Le monstrueux « Collide » de Bungle qu’on vient de sortir récemment a reçu vraiment une tonne de feedbacks positifs qui vont de Laurent Garnier à Goldie en passant par Miley Serious ou Flore. Si le côté ‘dark’ fonctionne, ça nous motive aussi à continuer sur cette voie.

 

Du coup la prochaine sortie sera encore et de loin la plus vénère par un duo anglais assez respecté de la scène. On devrait y rajouter un VIP mix sur l’un des titres qui s’annonce dévastateur. Les promos partiront avant l’été pour une sortie d’ici septembre/octobre 2024.

 

Doc Scott et Kid Drama

 

EKR: Tu as lancé aussi il y a quelques mois les soirées éponymes du label ? Peux-tu nous en parler un peu, ainsi que de la programmation de celle du 04 mai au Glazart ?

JEE : Il faut savoir qu’on est parti de zéro quand même car on n’avait pas forcément ou plus de réseau dans ce domaine, et le fait de mélanger bass music et drum & bass c’était un pari un peu risqué aussi. Bref, pour la première on a programmé Addison Groove et Randall, deux experts dans leur domaine, et on a réussi à créer une belle synergie avec un public à la fois jeune et plus vieux. Puis surtout on a eu l’impression de répondre aussi à une demande en ce qui concerne les DJ’s invités.

Du coup pour la prochaine, on ramène encore du lourd avec Doc Scott, une figure essentielle et centrale de la scène Drum & Bass, et Kid Drama connu aussi par les amateurs de bass music sous le nom de Jon Convex. Le mélange des deux styles permet d’aérer mieux la soirée et on se retrouve un peu avec les ‘nerds’ des deux camps et ça fonctionne très bien !

On va rester sur ce rythme d’une soirée tous les cinq ou six mois, on veut prendre le temps, faire des line-up exigeants et surtout toucher un public de connaisseurs.

 

EKR : Un dernier mot ?

JEE : Rendez-vous le samedi 04 mai au Glazart, vous ne serez pas déçus !

 

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Écrit par: E-Kwality Radio

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